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Organisation, gestion et financement du sport professionnel : réforme en cours

By 26 août 2026 Pas de commentaire

Une réforme du cadre juridique, économique et disciplinaire régissant l’organisation, la gestion et le financement du sport professionnel est mise en place : elle vise à encadrer la gouvernance des fédérations, des ligues et des sociétés commerciales sportives, à réformer le statut et le contrôle des agents sportifs, à renforcer la lutte contre le piratage des retransmissions audiovisuelles, ainsi qu’à réguler les paris sportifs et les risques d’addiction associés. Que faut-il savoir sur ces sujets ?

S’agissant de la gouvernance du sport professionnel

Les mesures envisagées sont les suivantes :

  • limitation des droits de vote des structures professionnelles en assemblée générale fédérale (25 % maximum) ;
  • interdiction de financements ou de prêts émanant d’États ou d’entités étrangères hors UE/EEE pour les candidats aux élections fédérales ;
  • soumission des dirigeants aux obligations de déclaration auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ;
  • incapacité d’exercer en cas de condamnations pénales pour certains crimes ou délits ;
  • possibilité pour la Cour des comptes de contrôler les comptes des fédérations, des ligues et des sociétés commerciales dédiées aux droits d’exploitation ;
  • définition stricte des conditions de subdélégation, de retrait ou de dissolution des ligues professionnelles, ainsi que des règles de transfert d’actifs vers les fédérations ou les sociétés commerciales ;
  • consultation obligatoire des associations de supporters et des collectivités territoriales lors de l’instruction des projets de cession de clubs.

S’agissant du financement du sport professionnel

Les mesures envisagées sont les suivantes :

  • plafonnement des rémunérations des dirigeants et des salariés des fédérations délégataires, des ligues professionnelles et des sociétés commerciales créées pour l’exploitation des droits sportifs ;
  • consécration légale du principe d’aléa sportif et renforcement du contrôle financier des clubs (notamment sur les rachats, les fusions et les actionnariats multiples) par un organisme indépendant fédéral habilité à prononcer des sanctions sportives ou financières ;
  • encadrement des écarts de répartition des droits audiovisuels (ratio maximal de 1 à 3 entre clubs d’une même compétition) et droit de veto (action de préférence) accordé aux fédérations sportives ;
  • possibilité de créer des sociétés commerciales ou des ligues distinctes pour les secteurs masculin et féminin et renforcement du principe de solidarité financière entre les deux secteurs, ainsi qu’avec le monde amateur.

S’agissant de la protection des droits sportifs

Les mesures envisagées sont les suivantes :

  • création de délits spécifiques pour la captation illicite de données en direct au sein des enceintes sportives à des fins de paris sportifs ;
  • renforcement des pouvoirs de blocage d’urgence sous l’égide de l’Arcom (système automatisé de blocage des flux illicites pendant le direct, extension aux intermédiaires techniques et de contournement, sanctions pécuniaires) ;
  • sanctions pénales aggravées contre les éditeurs de services de diffusion illicite, de revendeurs de boîtiers/logiciels pirates et de promotion de ces outils (jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende).

S’agissant de l’activité des agents sportifs

Les mesures envisagées sont les suivantes :

  • remplacement de la licence par une « carte professionnelle » soumise à une formation obligatoire (avec la mise en place de règles déontologiques, de mesures de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, de lutte anti-blanchiment, etc.) ;
  • encadrement strict des structures d’exercice, des intermédiaires, des superviseurs, et réaffirmation de l’interdiction de rémunération sur les contrats et mutations impliquant des mineurs ;
  • régime strict d’incompatibilités (notamment avec la profession d’avocat sans omission préalable du barreau) et renforcement substantiel des sanctions pénales (jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende ou le double des sommes indûment perçues).

S’agissant des paris sportifs

Les mesures envisagées sont les suivantes :

  • instauration d’une autolimitation des pertes et d’un délai incompressible (au moins deux semaines) pour relever les plafonds de jeu pour les jeunes majeurs (18-25 ans) ;
  • faculté pour l’Autorité nationale des jeux (ANJ) de plafonner les pertes de cette même tranche d’âge et renforcement de ses pouvoirs d’injonction financière auprès des prestataires de paiement ;
  • qualification du harcèlement envers un acteur du sport comme motif d’interdiction administrative de jeux et peine complémentaire d’interdiction judiciaire (jusqu’à 5 ans).

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